Ma réflexion va porter sur le thème de la «Psychologie et de la Spiritualité» en m'appuyant principalement sur .Psychothérapie Occidentale et Orientale et Joyeuse Cosmologie.

Il est toutefois probable que je doive faire aussi des allusions ou des citations des diverses préfaces d'Alan Watts.

Lire les préfaces ou introductions des ouvrages d'Alan Watts -dans l'ordre chronologique- est le meilleure moyen de suivre le développement de sa pensée. On peut en saisir facilement la diversité et l'unité. La conclusion serait alors "La philosophie du Tao" (Ed. du Rocher, titre original The Tao of Philosophy), étant bien entendu qu'il ne saurait y avoir de philosophie chinoise qui plus taoïste qu'une autre.

Le Tao, étant nulle part peut être n'importe où ; il peut donc être dans la "philosophie" et, à philosopher, on peut découvrir la ou les vertu(s) du Tao.

Les auteurs catholiques aiment traduire en chinois le début de l’Évangile selon St. Jean «Au commencement était le Verbe/Logos» par

Avant il y a le Tao

太 初 有 道

"Tao" signifie "dire" et "indiquer", ainsi que "direction". Aucun problème de ce côté là. Du point de vue de l'importance de ces mots respectivement pour la "Monde chinois" et pour le "Monde occidental", l'équivalence va également de soi. Mais, à sens unique. Il me semble que ce logos là ne supporterait pas l'Aller-Retour, tel que notre sensibilité contemporaine le réceptionnerait.

Nous avons l'habitude de lire ou d'entendre parler du "Tao" associé à des domaines aussi variés que la médecine, la cuisine, la sexualité, le jardin, la gouvernance, etc. et -pourquoi pas?- la philosophie. Il y aurait aussi la religion.... Et, dans le taoïsme religieux, il y aurait même la question du mariage des prêtres & "moines". (Toujours d'actualité dans le Catholicisme. Dernièrement encore, un spécialiste du Vatican a rappelé que Jésus était célibataire, contrairement à Pierre du reste.)

De son côté,

Psychologie (étude des règles du fonctionnement de l'esprit ; littéralement "esprit-fonctionnement (ou principe de fonctionnement)-étude" s'écrit

心理学

Bon! J'espère en être excusé : je profite du fil de ma réflexion "populaire" pour étudier la langue chinoise ; j'ai tendance à montrer mon tout jeune savoir. Surtout, à profiter de toute occasion pour faire usage de "mots" chinois, afin de m'habituer à la souplesse de leurs sens.

(( Je rappelle au passage ce que j'avais mis dans mon tout premier billet : Au plan général, ces questions ne peuvent plus rester l’apanage de cercles intellectuels plus ou moins restreints. Au plan local ou particulier, en chacun de nous, en chacun par rapport à son groupe, de son groupe par rapport à celui du voisin tout comme leurs relations différenciées à l’ensemble planétaire, ces questions sont appelées à devenir populaires. Populaire au sens où est entendue l’expression d’Astronomie Populaire.))

Mais, j'ai le sentiment que montrer mes tâtonnements est en soi pédagogique.

Si la mondialisation n'était qu'une affaire bancaire et/ou géopolitique, elle serait un moindre mal.

En réalité, cette mondialisation que l'on voudrait accompagner d'une "planétarisation de la conscience humaine" (Teilhard de Chardin) me parait s'opérer dans ce que ma grand-mère appelait du "bourrage de crane", et, quand elle se mettait en colère, elle ajoutait "les politicards! y cherchent encore de la chair à canon"! Mais, j'en conviens d'avance : c'était le vieux temps, à présent on connait des jours meilleurs, les "frappes chirurgicales" par exemple.

Ma grand-mère ignorait que le "bourrage de crane" n'est pas l'exclusivité de la politique politicarde, qui se dit aujourd'hui "politicienne", mais aussi toutes les formes de standardisation sociale et de normalisation mentale.

Elle n'avait pas lu Psychothérapie Occidentale et Orientale, ni Joyeuse Cosmologie