Je voudrais faire une confidence : je n'appartiens, ni n'ai jamais appartenu aux Services Secrets. Pas plus qu'à un quelconque organisme de renseignement. Mais, j'ai eu cette chance inouïe (en classe de 4° ou 3°, plus probablement 4 que 3) qu'un professeur nous enseigne (en une dizaine de minutes!) que le meilleur moyen d'acquérir une culture politique est d'apprendre à lire les journaux, d'aller trouver les informations fiables et/ou significatives au milieu du fatras des actualités et des controverses d'articles dits d'analyse, de réflexion ou d'opinion (pas toujours affichée telle). Un peu plus tard, il se peut dans le même temps, via les romans de gare (en un temps où prendre le train laissait le loisir d'en lire), également par la lecture de revues d'histoire, j'ai pu suivre une formation complémentaire en traitement de l'information. Et son domaine connexe : l'art de l'intox. Ce dernier peut servir aussi dans la voie spirituelle: la seule différence est la victime, qui n'est plus l'autre, mais soi-même1. Toutes choses constituant un pilier majeur du Renseignement…

J'ai bien envie de déclarer que le grand public français cultivé un peu, beaucoup, à la folie ou pas du tout n'a aucune culture politique et qu'il est remarquablement mal renseigné. On me fera remarquer que cela n'a rien d'une caractéristique nationale, sinon la gué-guerre droite-gauche – et réciproquement, surtout quand on voudrait se faufiler par le milieu! (Lire : sans dépendance politique partisane).

La dispute est un plaisir intrinsèque de la philosophie. Elle est un lieu de relation d'exubérance & sympathie confondues, de même émotion d'allégresse du désir partagé d'explorer la différence des idées et points de vue. L'un des avantages de la dispute est d'en apprendre la tromperie de l'identification aux mots, les insuffisances et carences du discours comme celles des non-dits ou de la « langue de bois ».

Je viens seulement de prendre connaissance de diverses disputes ayant eu lieu ces derniers mois. Purement verbales et quasi exclusivement franco-française, voire «Paris-province», d'aucune utilité pratique immédiate. La notion de Village global, du milieu du xx° siècle2, semble bien n'y tenir aucune place. Si aucune empathie n'est permise entre gens de gauche et gens de droite d'un même pays…. Alors, entre pays, cultures, religions, civilisations, vous pensez !.… autant se taire !

Découvrir et disputer des concepts et idées, notions ou valeurs et pratiques extra-européennes serait pourtant bien utile aux «rapprochement entre les peuples 3».

L'«esprit» de Paix mondial commence par une compréhension empathique et sympathique (pourquoi pas ?) des autres civilisations.

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D'autre part, en juxtaposition/opposition/contrefort & marge de mes propos directement inspirés de l’œuvre ou de la vie d'Alan Watts, consulter

http://www.irenees.net/bdf_fiche-documentation-505_fr.html

 

 

1Mettons comme Adolf Hitler qui s'auto-intoxiqua sur un débarquement allié dans le Pas de Calais, alors que celui de Normandie s'achevait.

2 Ou Village planétaire, expression de Marshall McLuhan, dans The Medium is the Message, pour désigner la mondialisation des esprits.

3Expression signifiant trop souvent : rejoignez mon camp, ou tel ou tel camp occidental ! Un néocolonialisme mental.