(Pause)

Faute d'avoir l'envergure nécessaire pour traiter les actuels événements ''en philosophe'' ou « avec philosophie » (mon argumentation risquerait bien trop de paraître impertinente, si ce n'est indécente et/ou offensante pour les victimes ; celles de France, celles de l'avion civil russe, celles des populations ''locales'' prises en otages), j'ai décidé d'en arriver directement à ma conclusion visée : la manière par laquelle Alan Watts exprime la supercherie de l'upaya bouddhique.

Il nous raconte que la population d'un petit village de pêcheurs, d'une topographie semblable à celui de Fukushima, est occupée sur la plage à divers de ses travaux habituels. Un villageois est contraint de remonter au village pour remplacer son outil endommagé, ou quelque autre obligation équivalente.

Il aperçoit au loin un tsunami de grosse importance (invisible depuis la plage).

Il allume promptement une torche et met le feu à sa maison.

Pour renforcer la force du message, il met également le feu aux maisons voisines.

En quelques minutes, le village est un immense brasier.

Les villageois voyant la catastrophe remontent au plus vite pour tenter de sauver ce qui peut l'être encore.

Tous les villageois sont sauvés d'une noyade certaine & absolument inévitable.

L'histoire ne dit pas si l'incendie est finalement limité dans ses dégâts ou si le village est entièrement à reconstruire – mais par de solides bras préservés de toute blessure directe ou indirecte due au tsunami !

Dans le contexte, c'est une métaphore à la fois d'ordre mental et spirituel, qui pourrait donner lieu à plusieurs « moralités ».

Je voudrais relever l'analogie pouvant être faite avec le rapport des moyens et des fins.

Le moyen est ici pleinement justifié par l'urgence de la situation comme par l'immédiateté & efficacité de sa fin, et un résultat dépourvu de tout « dommage collatéral ».

 

Ma pause devrait se poursuivre jusqu'en février 2016.