Travail, chômage, loisir, liberté

Quelques notes en vrac, le temps que je prenne en main mon nouvel ordinateur pas cher (occasion reconditionnée) - tout en sachant, selon les normes françaises, que s'affirmer a-politique revient à se positionner à droite.

Le travail est la chose la plus haïssable qui puisse exister, s'il ne s'agit d'une parturiente, autrement dit s'il ne s'agit d'une création, d'un libre effort. (C'est ici que l'avortement peut trouver sa justification : un travail qui serait subi et non pas libre.) Convivialité (avant de se définir en vin de l'amitié, à la fin d'une réunion du parti - simple exemple), convivialité fut le mot choisi par Ivan Illich pour désigner le fait que l'être humain soit maître de son outil plutôt que son esclave. Le lien étroit entre ce "travail" convivial et la créativité, la liberté de s'exprimer dans ses actes, que ces derniers soient de passer le rabot pour un menuisier ou de peiner sur sa calculette pour un architecte.

Le chômage résulte, non d'un manque d'emplois, mais d'une suppression d'employés. Pour éviter le chômage, la toute première solution serait -c'est assez évident, me semble-t-il- de cesser de mettre les gens à la porte de leur emploi. Des raisons économiques, il doit bien y en avoir; pourquoi en faire des ennemis du genre humain, des parties adverses de raisons humaines (humanitaires, si on tient à seulement condescendre de juger l'autre un frère en humanité).

Si tel ou un tel n'a plus de quoi s'employer, quelle chance! Il a du loisir. Par exemple, pour apprendre à chanter. Ainsi, le chômeur pourrait chanter pour entraîner ses collègues à "travailler" dans une plus grande allégresse.

Fervent admirateur de Salvator Dali, je sur-réalise un brin, poh! à peine une brindille. Alan Watts, par boutade, mais pour bien souligner qu'il n'avait rien contre la technologie disait qu'il adorait se trouver en pleine nature, pour peu que ce soit à moins de trente minutes d'un aéroport...

Revenu universel ou Crédit social, l'employé perdant la raison d'être de son emploi en "raison" d'un progrès technologique devrait être payé très exactement au salaire du travail que le robot réalise à sa place.

Prière de relire Matières à réflexion, avant vote !

Par rapport à nos critères franco-français, Alan Watts est de droite puisque traditionaliste, mais un dangereux gauchiste puisque libertaire.

A suivre, mais juste le temps de prendre en main mon ordinateur. Je m'en veux énormément de me laisser émouvoir par ces personnages de si peu d'envergure.

PS - Je ne pense pas que Watts l'eut dit (du moins publiquement), mais je pense que le droit de fiche des baffes à nos hommes politiques devraient être inscrit dans la constitution. D'ailleurs, je suis pour le retour de la peine de mort, principalement pour les délits de forfaiture politique ou pour délit de confusion entre promesse politique et attrape-nigauds.