C’est-à-dire < maya, manipulation, art de vivre, être soi-même, robot, NE PAS travailler

 

Barack Obama aurait-il lu Alan Watts, et l’aurait-il transposé en politique ?

 

Il déclare en effet : « Pour un trop grand nombre d’entre nous, c’est devenu plus facile de nous retirer dans nos bulles, que ce soit nos quartiers, nos campus, nos lieux de culte ou nos fils d’actualité sur les réseaux sociaux. Nous nous entourons de gens qui pensent comme nous, qui ont les mêmes allégeances politiques, et qui ne remettent pas nos hypothèses en doute. Ainsi, la montée de la partisanerie, de la stratification économique et régionale, et le fractionnement des médias selon les goûts de chacun contribuent à cette impression que ces divisions sont naturelles, voire inévitables. Et de plus en plus, nous nous confortons dans ces bulles où nous acceptons seulement l’information, qu’elle soit vraie ou fausse, qui correspond à nos opinions, plutôt que de baser nos opinions sur des preuves tangibles. » (Radio Canada ; entrée > Obama met en garde contre les bulles de filtres. Publié le mercredi 11 janvier 2017)

 

Étant entendu qu’en amont remontent sa province, son pays, les alliances militaires de son pays, la planète Terre et sa Lune, son Soleil, son système solaire, les autres étoiles et, si ça existe, les autres mondes aujourd’hui totalement inconnus.

 

Étant également entendu, dans cette approche systémique de l’existence humaine, que le mouvement des actions n’est pas seulement d’empilement ; il peut être latérale ou inverse (tel un petit verre entrant dans un grand verre par le côté ou par le cul du verre), ou encore par l’interaction d’éléments de natures différentes : telle je ne sais plus quelle bataille entre Hannibal et Rome tourna en défaveur de cette dernière, en raison très notable, d’une tempête en mer, qui détruisit la quasi totalité de légions fortement aguerries venant à son secours ! Sans parler de forces irrationnelles, tel l’usage de chats (symbole sacré vivant, en diverses cultures et époques) pour vaincre ou se protéger d’un ennemi.

La philosophie d’Alan Watts est une comparaison de cultures, associée à un art de vivre épicurien (au double sens ascétique et Carpe diem du terme1). i.e. je m’efforce de mener ma vie selon mon plaisir du bon et/ou mon bon plaisir, tout en sachent que d’autres ne mènent pas la même vie que moi, et sans chercher à les imiter ou les convaincre de m’imiter. (Un anarchisme basique, si on veut – sans partisanerie politique.)

C’est aussi un apprentissage de ne pas juger l’autre selon sa propre échelle de valeurs. Bien sûr, de rechercher une échelle qui soit planétaire.

1Bien noter qu’Alan Watts entend le vers d’Horace en son entier : pour se défendre de n’envisager que l’aspect « goinfrerie », il rappelait « Moi, je n’ai pas peur de la mort ». (La mort est « l’une des deux mains de Dieu », ajouterai-je ; car l’épicurien vulgaire refuse d’affronter sa propre peur de la mort… un de ces 4 désagréments qui cause la souffrance, selon Bouddha ("Naître c’est souffrir, vieillir c’est souffrir ; être malade c’est souffrir ; mourir c’est souffrir." ) La quête du Bonheur-liberté, également appelé Délivrance, Libération (moksha) ou Immortalité n’inclut pas un déni du pathétique, ni du tragique de l’existence.