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Laissons de côté pour le moment la question des « bulles ».

Une petite mise au point me paraît s’imposer, vu mes dérapages et/ou embardés politiques, en laissant de côté que je pensais faire allusion à des idées atemporelles, cependant qu’en politique les données sont fluctuantes, telle une savonnette qui s’échappe de la main pile au moment où on pense l’avoir saisie :

1- S’inspirant probablement d’un roman de S-F, Alan Watts raconta (je ne sais plus où) pour se moquer de la rationalité (tant humaine qu’informatisée/numérisée) comme pour dénigrer la guerre du Vietnam, que l’État-major de l’Armée américaine fit spécialement construire d’énormes ordinateurs contenant TOUS les éléments et données au sujet de l’échec des bombardements à assurer la victoire US. Ceci en lui demandant d’apporter une réponse logique.

Six mois après les Accords de Paix, le résultat des travaux de ces hyper-ordinateurs tomba : Faire la Paix.

Faire la paix pour s’assurer une victoire incontestable et durable. Il y a là matière à réflexion ; à réflexion, pas à rêver. Les « idées » de paix et de guerre par rapport aux peuples et à leurs membres, en y réfléchissant, n’est-il similaire schématiquement au thème abordé dans « la richesse et l’argent » ? => par exemple, les véritables relations humaines – qui peuvent être de préjugés et de haine –, et les conventions qui étagent les cessez-le-feu, armistice et accords de paix, de non-agression, de coopération, de désarmement, etc. sans tenir compte des réalités humaines1.)

Tiens !? Ça me rappelle un truc : l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Bizarre ce truc ! Bizarre ? Vous avez dit bizarre ? Bizarre !

Le macabre calcul a été fait, me suis-je laissé dire : un peuple uni et conscient s’opposant à un envahisseur à main nu, ou de simples armes dites « de destination » (par exemple un bon marteau de charpentier) ne sacrifierait pas plus des siens que s’il utilisait la violence guerrière. L’inutilité de la guerre de masse se prouve d’ailleurs au constat de toujours et partout sur la surface de la Terre : aucun occupant n’a jamais tenu longtemps sans la collaboration de l’occupé. Dans certaines contrées chinoises, c’est l’occupant qui se faisait « asservir » et digéré par « l’occupé ».

2- Robot. Qui dit robot, dit Asimov ; qui dit Asimov, dit les Trois lois de la robotique. (Lesquelles disent qu’un robot n’est en droit de se protéger que lorsqu’il sert les humains. Textuellement : 1. un robot ne peut porter atteinte à un être humain 2. un robot doit obéir aux ordres quand ils ne contreviennent pas à la loi n° 1) Tout le problème, avec Asimov, si pertinent quand il verrouille ses arguments scientifiques (d’anticipation beaucoup plus que de fiction), c’est qu’il oublie le facteur « fric », i.e. que la mise au point comme la construction matérielle d’un robot humanoïde demande un gros investissement financier initial. Et, que l’investisseur peut influencer le concepteur en cerveau prositonique. Et, et alors, quand le grizby s’en mêle, n’est-ce pas ? Vous comprenez… et puis pour peu qu’il se pare de l’étiquette flatteuse d’investissement, alors là… soyons juste : tout est permis, quand les dividendes entrent dans ma poche !

3- Les basques ne sont pas bretons, qui ne sont pas corses, lesquels ne sont pas plus ch’ti que vous et moi (à moins justement, que vous qui me lisez, vous, vous êtes du nord de la France et pas de Guyane, par exemple, mais très d’actualité : pou Lagwiyann dékolé)

4- De même, les noirs ne sont pas blancs, ni crème, ni rouge, ni jaunes, ni toucouleurs2 (« Tekrour » arabe) ; ni aucun d’eux gris métallisé – du moins pas encore !

 

Juxtaposés ainsi, où va-t-on avec tout ce « compliqué », ces réalités apparemment disparates, désagréablement en vrac ?

 

À suivre...

1A rester dans l’actualité, ce qui m’a ému, dans le témoignage du compagnon de Jugelé, lors de l’Hommage national, c’est son rappel vivant, contrôlé dans ses mots, que ce n’était un « concept » de Car de Police qui avait reçu une rafale de pistolet-mitrailleur, mais un être humain sensible, fait de chair et de sang, doté d’une existence vécue dans ses espoirs, ses courages, sa chaleur affective.

2Nom d’une ethnie surtout peul mais « mélangée ».