D’un autre côté, si les vieux, parfois, sont aussi proches des enfants, et qu’ils se comprennent aussi bien, c’est simplement que les uns retournent d’où viennent les seconds : la non-existence.

Je fais partie de la société civile (expression devenue banale, tendant à accréditer l’existence d’une société politique, revêtue de la toge sacrale du Pouvoir1 – et de son exercice sur ‘moi pauvre citoyen’. Encore qu’inversement, je ferais facilement mienne cette définition : Le vice capital de la patrie est d'être impuissante pour responsabiliser les ministres (Cormenin,Ds Robert G. Mots et dict. t. 8 1973), trouvée dans le Cnrtl)

En fait, pour ma part, je me sens surtout citoyen du monde, de l’Univers entier, le Cosmos, qu’il s’y cache un ou plusieurs dieux, ou que ces dieux lui soient extérieurs, ou les deux (immanence aussi bien que transcendance).

Je n’en déduis pas que j’ai une responsabilité quelconque dans le passage d’un gros météorite, dernièrement, « à proximité » de notre planète. S’il avait percuté la Terre, des millions de vivants seraient passés à trépas – euphémisme de ‘réduits en bouillie’.

Ça, ce n’est pas mon boulot de citoyen du monde. Dans le cadre d’un roman S-F, le camarade/frère scientifique se chargerait de lancer une fusée, pour dévier la trajectoire. Je serais de tout cœur avec lui. Seule aide que je puisse lui apporter, dans le cadre d’un roman S-F comme dans ma réalité immédiate très ego-centrée (qui, dans l’instant immédiat de mon écriture, est d’avoir du mal à rallumer ma pipe).

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La dernière mission/fonction/utilité/fantaisie de citoyen du Monde, que je considère devoir remplir est de servir la Paix mondiale, principalement en célébrant la planétisation des consciences, très accessoirement, pure perversité sadique : casser du sucre sur le dos des politiques français, chaque fois qu’ils oublient les responsabilités mondiales de l’entité « France » ou que leurs incompétences géopolitiques, leur culture internationale insuffisante, laissent à penser qu’ils les oublient, ou – sait-on jamais, qu’ils n’en tiennent pas compte par intérêt ou ambition.

La devise très taoïste, très façon Lao-zi ou Lie-zi : «Le gouvernement le meilleur est celui qui gouverne le moins» n’impliquant en rien qu’il doive être faible. Au contraire ! La catastrophe politique est en vue lorsque les préoccupations électoralistes et/ou idéologiques décident.

 

Post Scriptum

 

Avec ce billet, ce blog prend fin. « Variations » va lui succéder, dans une quinzaine.

Bien entendu, si mes surfs croisent de nouveaux articles, je les signalerai ici, même si je ne les fais pas du tout miens.

Dès que possible, j’établirai une liste de tous les documents, opinions, réflexions dont j’ai connaissance. Que je sois d’accord ou pas.

Tout l’inverse de VARIATIONS. Sauf, exceptionnellement (à des fins critiques), je n’y mentionnerai que des textes avec lesquels je suis en accord, voire que je souhaite faire miens, les intégrant et les assimilant d’un point de vue ou d’un autre à ma réflexion. (Mon poème en prose d’avant mourir, pour paraphraser le poète japonais Bashô (1644-1694)

1Et, ses liens avec la société économique, la société de l’information, etc