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Assurément, mon « roman » raconte comment a été détruit mon « rêve de vie »1. « On » a phagocyté mon existence. Mes difficultés présentes d’écrivain et de philosophe free-lance2 y trouvent leurs racines. Néanmoins, difficulté ne vaut pas impossibilité. Je me trouve là dans une zone sensible de ma psyché. Trop souvent, elle m’amène le plus souvent à faire une montagne d’une taupinière, je l’avoue. Raison de plus pour que je tente de faciliter mon « virage » actuel.

Il me faut trancher dans le vif (étant entendu, qu’au cours de l’été, j’aurai bien l’occasion de passer en revue, les difficultés bien réelles, objectives, « techniques » en somme, de mon virage d’un blog ouvert à toutes les opinions mais portant directement sur Alan Watts à une écriture de disciple3.

La désagréable spécificité de tout dépassement d’une étape de vie est la même que celui de quitter ou d’entrer dans une pièce : au moment du franchissement, un pied est dans chaque pièce. Je ne sais plus quelle blague porte sur le constat qu’après avoir fermé la porte à cause du froid, dehors, il continue d’y faire froid. O.K ! Toutefois, dans la vie mentale du sujet, il devient inapproprié de continuer de se comporter comme si l’on avait toujours part à une réalité qui n’est plus nôtre.

Dans le concret,

mon souhait serait de pouvoir constituer une liste (e.mail/courriel) à laquelle il me serait possible de faire part de mes besoins.

Cela m’éviterait une situation comme celle-ci : j’étais trouvé des chaises pivotantes de secrétariat bradées à 5 Euros. Je les avais en poche. Mais, à pieds ou bicyclette, mes habituels moyens de transport, qu’en aurais-je fait ?

Si j’avais disposé d’une liste de sympathisants à mon travail d’écrivain, j’aurais pu par exemple demander si quelqu’un n’avait pas l’occasion d’aller vers le magasin, et la possibilité d’assurer le transport. (Les douleurs ergonomiques dont je souffre ralentisse de moitié au moins l’efficacité de mon « travail ».)

Je l’ai déjà dit, c’est d’un système « D », dont j’ai un besoin urgent et quasi vital (si mes actuels bouquins « en travail » marche un tant soit peu, il est certain que je pourrai consulter dentiste, oculiste et autres – conforter ainsi ma santé ; à mon age, il faut pouvoir y veiller.)

Au long de cet été, j’aurai l’occasion d’exposer mes projets à plus longs termes. Des plus raisonnables aux plus fous...

1Je n’ai lu que quelques articles sur Paulo Coelho, mais sa définition de « légende de vie » est exactement ce que j’appelle « rêve de vie », depuis mon adolescence.

2Une appellation plus élégante est « philosophe en liberté », ainsi que l’on qualifia Alan Watts lui-même (= libre de toute institution & style académiques et libre de toute école & doctrine précises et fermées).

3Ou d’héritier spirituel, car j’aimerais ne pas entrer dans le piège du diction : le maître est un créateur, le disciple un conservateur et les suiveurs du disciple des traites ! Comme on le pensera bien, pour authentique et précieuse que soit ma part d’héritage d’Alan Watts, ce n’est qu’une partie de son message. J’espère néanmoins y être créatif et utile.